Claudio greco

Gignac-La-Nerthe : un gaspillage flagrant des deniers publics

Le maire d’une commune n’a aucune vocation  à devenir un mécène ou un bienfaiteur de l’humanité en détresse. Lors du dernier conseil municipal qui s’est tenu le 9 juillet à Gignac-La-Nerthe, le maire sortant a sollicité l’accord de ses conseillers municipaux sur un dossier qu’il considère comme relativement consensuel et n’ayant que peu d’incidence financière sur la vie des Gignacais. Il s’agit dans son jargon politicien de « mettre en valeur le patrimoine paysager et les espaces publics ». On ne peut qu’être d’accord s’il s’agit de planter des arbres ou des fleurs sur un terrain en friche. Mais on ne comprend pas du tout la décision du maire sortant de confier gratuitement  près de 20 000 mètres carrés communaux dans le quartier de la Pousaraque à M. Zahreddine Sakrhi pour lui permettre de faire paître ses moutons en toute tranquillité.

Nous pensons que ce prêt gratuit est un geste princier qui est inapproprié pour une commune qui ne roule pas sur l’or

.Nous n’avons rien contre ce citoyen mais nous ne comprenons pas qu’il fasse l’objet d’un tel avantage, un prêt gratuit et sans la moindre contrepartie, alors que ces terrains auraient pu faire l’objet d’une affectation publique avec participation symbolique et d’un traitement directement lié à l’intérêt des Gignacais.  Notre commune n’est pas une entreprise de mécénat et le maire sortant ne doit pas se comporter en nabab avec l’argent public qui n’est pas le sien. Son comportement moutonnier ne saurait être pris en exemple de bonne et saine gestion puisque ce prêt gracieux ne rapporte strictement rien à la commune alors que l’agriculteur bénéficiaire pourra engraisser ses bêtes aux frais de la princesse. Inadmissible. Mme Laure Chevalier ne l’a pas envoyé dire au conseil municipal en dénonçant ouvertement ce « scandale ».

En revanche, le conseil municipal a bien fait de ratifier la délibération concernant un prêt (payant celui-là) de parcelles communales dans ce même quartier de la Pousaraque  à trois agriculteurs soucieux de cultures biologiques et de préservation des terres. Les baux à ferme signés avec ces agriculteurs respectueux des sols nous paraissent légitimes dans le mesure où ils s’inscrivent dans une politique d’aération des paysages trop souvent mités par les constructions anarchiques et par une maladie très répandue de nos jours : la bétonnite aigüe.

En ce qui concerne l’équipe de football de Marignane-Gignac football club, nous pensons qu’elle concourt activement au bon renom de notre commune et qu’elle doit effectivement être aidée par une subvention, dans la seule mesure où cette manne d’argent public ne vient pas grever le budget de fonctionnement et d’investissement de Gignac. La subvention d’un montant de 30 000 euros permettra à nos féminines de participer au tournoi international de Barcelone et d’améliorer ainsi leur apprentissage. Elle permettra aussi à l’équipe première de confirmer les excellents résultats enregistrés cette année et de poursuivre sa politique de formation des jeunes afin qu’une pépinière de nouveaux talents puissent éclore et s’épanouir dans notre belle équipe. Aux grincheux qui n’aiment pas le sport, nous répondrons simplement que 30 000 euros correspondent au dixième du salaire moyen mensuel net de la majorité des joueurs professionnels de l’olympique de Marseille…

Enfin, en ce qui concerne les acquisitions, puis les annulations d’acquisitions de parcelles sises au 32 rue de la République, on ne comprend pas bien toutes les arguties juridiques soulevées par le maire sortant pour tenter d’expliquer ces ventes de locaux commerciaux de l’ancien « Petit Casino ». Nous mettons en garde ceux qui seraient tentés par des spéculations immobilières pour leur signifier qu’on ne joue pas avec l’argent public comme on joue au casino. Dans le premier cas, on n’a pas le droit de perdre le moindre denier… M. Le maire sortant confond manifestement la valeur des murs et celle du fonds de commerce. Et nous nous engageons avec Laure Chevalier à faire toute la lumière sur ces tractations ambigües.

Claudio GRECO

Gignac-La-Nerthe : un gaspillage flagrant des deniers publics